Contre la maladie de Parkinson, la solution unique et universelle n’existe pas, il n’existe que des solutions tenues ensemble, que vous devez trouver par vous-même, pour un temps donné et dans une situation donnée. La stratégie de combat est globale et toujours évolutive : elle exige tout à la fois, un mental, un style de vie, une vision de la vie, un traitement pharmacologique, voire biotechnologique !

Gestion Mentale de la Douleur


en cours de rédaction.....

Une approche de la gestion mentale de la douleur

Parfois, la douleur nous accule aux limites du tolérable. Il nous faut distinguer la douleur physiologique, de la souffrance mentale et émotionnelle que la première engendre. Et il est clair que chacun de nous vit la douleur à sa façon, plus ou moins intensément. Et chacun de nous, d'un point de vue neurologique, a une réaction émotionnelle à la douleur dont l'intensité est perçue de manière différente selon sa personnalité et qu'une bonne part de cette douleur génère une anxiété plus ou moins grande.
Si nous laissons cette anxiété envahir notre esprit, la plus banale des douleurs va prendre une ampleur démesurée. La perception de notre douleur dépend de notre esprit car c'est lui qui réagit à la douleur.

Face à la douleur, notre esprit a le choix entre deux scenarii possibles :
  • soit nous sommes subjugués par les vagues de la peur, du découragement, de l'impuissance, etc... que nous alimentons par notre anxiété et le tout se cumulant à la douleur physique;
  • soit, sans pourtant en échapper à la douleur, on décide de la "dompter" par une approche proactive de l'esprit
Il  est vrai que, dans les deux cas, la douleur subsiste. Mais, dans le second cas, on se donne la chance de conserver sa dignité, d'avoir une conviction et une confiance en soi, ce qui fait une grande différence, pour préserver une vision positive de la vie au quotidien.

Je m'inspire de l'approche bouddhiste dans sa pratique de la méditation qui fait appel à trois approches possibles et complémentaires pour maitriser la douleur : "l'imagerie mentale", la force de compassion et l'examen de la nature même de la souffrance. Mes propos ci-après sont expurgés de toute considération religieuse, je me restreins uniquement à l'apport méthodique qui a été éprouvé et apporté ces preuves au travers des milliers de méditants experts.



Par l'imagerie mentale

Je m'inspire de l'approche bouddhiste dans sa pratique de la méditation qui fait appel à l'outil de "l'imagerie mentale", permettant de transformer la douleur.

En pratique, on a recours à l’imagerie mentale pour modifier la perception de la douleur, en visualisant, par exemple, un état serein et lumineux, qui imprègne l’endroit où la douleur est la plus pénible et la dissout peu à peu en une sensation de bien-être. Puis cet état emplit le corps tout entier et la sensation douloureuse s’estompe. Ainsi, en recourant aux méthodes mentales, on augmente, au fil des jours, par cette pratique continue, notre capacité à supporter la douleur.

On peut aussi visualiser une  situation neutre (imaginer que l’on écoute attentivement l'écoulement de l'eau) ou agréable (regarder un beau paysage), on peut se concentrer sur un objet extérieur, on peut  pratiquer un exercice répétitif. Le but est de, par l’imagerie mentale, de mobiliser davantage l’attention et est ainsi plus apte à distraire le malade de sa douleur, à condition de pratiquer cette exercice en continu dans le temps, les effets d'amélioration ne feront sentir qu'au delà d'une période d'un mois.


Par la force de la Compassion

Selon Matthieu Ricard, Moine Bouddhiste et Docteur en Neurosciences : " La seconde méthode permettant de gérer la souffrance, physique mais aussi morale, est liée à la pratique de la compassion. Celle-ci est un état d’esprit fondé sur le souhait que les êtres soient délivrés de leurs souffrances et des causes de leurs souffrances respect à l’égard de tous. Grâce à ce sentiment de compassion, nous prenons en charge notre propre souffrance, unie à celle de tous les êtres, en pensant: "D’autres que moi sont affligés par des peines comparables aux miennes et parfois bien pires. Comme j’aimerais qu’ils puissent eux aussi, en être libérés !" Notre douleur n’est plus ressentie alors comme une dégénérescence oppressante. Imprégné d’altruisme, nous cessons de nous demander avec amertume: "Pourquoi moi?" 
Mais pourquoi penser délibérément à la souffrance des autres, alors que nous faisons l’impossible pour éviter la nôtre? Ce faisant, n’alourdissons-nous pas inutilement notre propre fardeau? Le bouddhisme nous enseigne que non. Lorsque nous sommes totalement absorbé par nous-même, nous sommes vulnérable et devenons facilement la proie du désarroi, de l’impuissance et de l’angoisse. Mais lorsque, par compassion, nous éprouvons un puissant sentiment d’empathie face aux souffrances des autres, la résignation impuissante fait place au courage, la dépression à l’amour, l’étroitesse d’esprit à une ouverture envers tous ceux qui nous entourent. "


Par l'examen de la nature même de notre souffrance

Ce troisième méthode est la moins évidente et la plus difficile, mais par une pratique motivée et assidue, elle permet de réduire nos souffrances physiques et mentales. Elle consiste à contempler la nature de l'esprit qui souffre. Lorsqu'on éprouve une puissante douleur physique ou mentale, il faut simplement la regarder. Même si sa présence est lancinante, demandons-nous quelle est sa forme, ses caractéristiques intangibles... On prend conscience peu à peu que les contours de la douleur s'estompent à fur à mesure qu'on tente de les cerner.
Et on s'aperçoit qu'il y a, derrière la douleur, une présence consciente, celle-là même qui se trouve à la source de toute sensation et de toute pensée.
La nature fondamentale de l'esprit est cette pure faculté de connaissance. Et par cet éclairage de la connaissance, l'esprit n'est plus passif à la douleur, l'esprit va faire face et remédier à la dévastation que la douleur engendre.