Contre la maladie de Parkinson, la solution unique et universelle n’existe pas, il n’existe que des solutions tenues ensemble, que vous devez trouver par vous-même, pour un temps donné et dans une situation donnée. La stratégie de combat est globale et toujours évolutive : elle exige tout à la fois, un mental, un style de vie, une vision de la vie, un traitement pharmacologique, voire biotechnologique !

Parcours des Soins Pluridisciplinaires de la MP


Saison 1 - Épisode 1 : la maladie de Parkinson

La Maladie de Parkinson se caractérise par une dégénérescence d’un petit noyau de neurones, la Substance Noire. Normalement, ce noyau facilite le flux d’informations qui circulent du cortex cérébral vers les noyaux de base, le thalamus et qui rejoigne le cortex. La dopamine qui est le neurotransmetteur synthétisé par la Substance Noire facilite ainsi la réalisation séquentielle des mouvements.

Dans la MP, le déficit en dopamine entraine un ralentissement des gestes (bradykinésie), une réduction des gestes spontanés (akinésie), une augmentation de la raideur des muscles (rigidité), un tremblement au repos et des troubles de posture. Les symptômes moteurs prédominent souvent d’un côté du corps au début.

La dégénérescence de ces neurones peut être déterminée par un mécanisme génétique chez les jeunes parkinsoniens. Il est possible que des mécanismes génétiques favorisent une sensibilité de certains neurones envers des toxiques extérieurs (pesticides) ou internes. Le diagnostic clinique de la maladie repose sur l’association des deux symptômes  cardinaux : tremblement de repos, rigidité, brady- ou akinésie, troubles de posture. La fiabilité du diagnostic exige que les symptômes  initiaux prédominent d’un côté du corps.

La maladie évolue en différents stades qui peuvent aboutir à des troubles locomoteurs majeurs, souvent accompagnés d’autres problèmes non moteurs comme une démence, de la dépression, des troubles du sommeil, des troubles urinaires, digestifs, cardiovasculaires, cutanés. Le traitement lui-même par lévopoda a un effet puissant mais à la longue, il peut créer des problèmes d’intolérance psychologique (confusion, hallucination) ou moteurs (dyskinésies, fluctuations).




Saison 1 - Épisode 2 : la lune de miel

Bien connue pour ses aspects moteurs de tremblement de repos, de ralentissement et de rigidité, la MP s’alourdit généralement de complications motrices et non motrices après quelques années de bonne réponse pharmacologique appelée ‘lune de miel’ : il s’agit surtout de fluctuations de l’état moteur ainsi que de l’apparition de dyskinésies avec une réponse pharmacologique progressivement moins bonne engendrant pour le parkinsonien et aussi pour ses proches, un fardeau de plus en plus lourd à supporter.

Par ailleurs, la maladie est également caractérisée par de signes axiaux (dysarthrie, dysphagie, troubles de l’équilibre, troubles sphinctériens…) ainsi que par des complications digestives (dyspepsie, constipation), rhumatologiques, psychiques, neurovégétatives (hypotension orthostatique…) pouvant apparaitre dès le début de la maladie et qui sont de plus en plus fréquentes avec l’évolution de celle-ci.

On peut donc comprendre que tout ceci se justifie par une approche et une prise en charge pour être complète doit se vouloir globale et donc, pluridisciplinaire.



 Saison 1 - Épisode 3 : la MP est polymorphe

Chez les parkinsoniens, l’apparition de fluctuations d’état, qu’elles soient motrice et/ou non motrices, après 3 à 10 ans de dopathérapie, n’est surement pas la moins importante des complications de l’affection. En effet, le parkinsonien est alors soumis à des périodes dites off pendant lesquelles il ressent des difficultés motrices et/ou l’apparition d’une large variété de manifestations  non motrices pouvant être digestives, respiratoires, urologiques, cardio-vasculaires, cutanées ou muqueuses, psychiques, sensorielles, sensitives, voire même douloureuses. La grande diversité de ces manifestations est passée en revue. Par ailleurs on insiste sur l’importance de vérifier si les symptômes en cause peuvent être modifiés par une prise de L-dopa ou autre dopaminergique.