Contre la maladie de Parkinson, la solution unique et universelle n’existe pas, il n’existe que des solutions tenues ensemble, que vous devez trouver par vous-même, pour un temps donné et dans une situation donnée. La stratégie de combat est globale et toujours évolutive : elle exige tout à la fois, un mental, un style de vie, une vision de la vie, un traitement pharmacologique, voire biotechnologique !

Initiation au Tai Chi


Le Tai Chi est une discipline basée sur la réalisation d'un ensemble de mouvements lents et cordonnés avec la respiration. Le Tai Chi apporte que du bénéfice et il n’y a aucun effet secondaire ou indésirable.

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Voici les avantages que l’on acquiert, par une pratique continue :
 
- D’abord, c’est gracieux et noble dans son gestuel ce qui renvoie à la personne une belle image d'elle-même.
- Des bienfaits relaxants. Les difficultés pour "se mettre en marche" (akinésie) qui caractérisent la MP s'intensifient avec l'anxiété et bloquent encore plus les mouvements du parkinsonien. En effectuant régulièrement les exercices, il apprend à mieux réaliser les tâches utiles du quotidien, avec le stress en moins.
- Les mouvements du Tai Chi s'enchainent et sont coordonnés, ce qui permet de lutter contre la détérioration des fonctions d'exécution (réaliser plusieurs tâches successives). L'emploi de références spatiales comme l'imitation du maître ou l'utilisation d'un miroir une fois les exercices assimilés, sont deux méthodes très efficaces. Le Tai Chi constitue également une aide au niveau cognitif : la représentation mentale des figures facilite l'apprentissage.

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- La position classique qui est utilisée comme base de tous les mouvements est la suivante : bassin placé légèrement en avant, genoux semi-pliés, bras le long du corps, épaules détendues et cou allongé. Cette position est efficace pour lutter contre les positions qui tirent les épaules vers l'avant et la flexion du tronc, conséquences de la maladie. Les mouvements larges exécutés sans interruption limitent une rigidité généralisée, les faiblesses musculaires et renforcent la musculature de la colonne vertébrale évitant ainsi le dos voûté. Chez les parkinsoniens, le centre de gravité se déplace progressivement et lorsqu'ils sont debout, ils ont tendance à prendre appui sur les talons. En revanche, lorsqu'ils marchent, les parkinsoniens le font sur la pointe des pieds à cause de la rétraction du biceps sural (à l'arrière de la cuisse) qui empêche un appui complet de la plante des pieds, rendant difficile l'arrêt.

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- Pendant la séance de Tai Chi, le parkinsonien travaille sur le changement d'appui - à travers le transfert du poids - et apprend à contrôler les changements de direction.
- Une atténuation de la plupart des effets des symptomatologies relatives à la motricité.
- Une amélioration dans la marche en termes de fluidité.
- Une amélioration du contrôle de l’équilibre, donc moins de chute.
- Une meilleure collaboration avec le centre de gravité du corps dans la marche pour ne pas être subjugué par cette propension du corps à se pencher au-devant lors des déplacements.
- Une bonne synchronisation entre la marche, la respiration et l’ensemble des organes respiratoires, ainsi il n’y a plus de tension au niveau de la cage thoracique, de la partie haute du diaphragme, ce qui libère la glotte, donc la voix.
- Durant la pratique, il fait travailler la respiratoire diaphragmatique qui stimule les abdominaux et redonne les bons réflexes de la respiration.
- Le Tai Chi ne demande pas un effort physique considérable car les mouvements sont délicats et lents. Ils peuvent ainsi être adaptés à l'évolution de la maladie.
- On peut la pratiquer en tout lieu et à tout moment.