Contre la maladie de Parkinson, la solution unique et universelle n’existe pas, il n’existe que des solutions tenues ensemble, que vous devez trouver par vous-même, pour un temps donné et dans une situation donnée. La stratégie de combat est globale et toujours évolutive : elle exige tout à la fois, un mental, un style de vie, une vision de la vie, un traitement pharmacologique, voire biotechnologique !

Le tremblement

Truc et Astuces  "pour désamorcer la phobie d'être vu en train de trembler" :
1) pratiquer l'humour : " Non, ce n'est pas du Rolling Stones ! c'est du Parkinson !"
2) la route la plus courte c''est la ligne droite : vous verbalisez à voix haute, avec douceur et assurance:"j'ai la maladie de parkinson, donc je tremble !". Et puis souriez !
Dans les deux cas, vous désamorcez votre tension, le malaise de ceux qui vous regardent, et vous attirez le bienveillance de tous !



Les premiers signes de la maladie apparaissent souvent un à deux ans avant que la maladie de Parkinson ne soit reconnue. Comme le montre la liste en mauve  ci-dessous, les premières manifestations sont variées et peuvent être différentes d’un patient à l’autre.  
Le tremblement est le signe de début le plus souvent noté (60 à 70% des parkinsoniens). Classiquement, il s’agit d’un tremblement de repos, de basse fréquence (4 à 6 cycles par seconde). Il peut être associé à un tremblement d’attitude. Les parkinsoniens décrivent un tremblement intérieur.

En l’absence de tremblement, la maladie est moins facilement reconnue. Les premiers signes peuvent être une perturbation de l’écriture (micrographie), de la parole (lenteur, hypophonie, voix rauque, perte de la mélodie de la parole).
Les difficultés à la marche (en traînant les pieds, avec ralentissement et instabilité) sont fréquentes chez les parkinsoniens. Lenteur et maladresse apparaissent dans les activités habituelles (boire le potage à la cuillère, découper la viande) et dans l’exécution de gestes minutieux (boutonnage des vêtements, laçage des chaussures). Les mouvements répétitifs (brossage des dents) et complexes (sortir du lit, d’une voiture) sont exécutés avec difficulté. Des douleurs et une raideur articulaire et musculaire peuvent être observées.

Une maladie de Parkinson à début unilatéral peut parfois être confondue avec une pathologie vasculaire cérébrale (hémiparésie). Ralentissement psycho-intellectuel, fatigue persistante, amaigrissement et troubles dépressifs peuvent également être observés avant que la maladie ne soit apparente. Les premiers signes de la maladie de Parkinson peuvent donc être d’une grande banalité. Ces signes d’appel méritent cependant d’être connus, car ils permettent de suspecter et parfois d’identifier la maladie à un stade précoce.

Tremblement :
  • troubles de la marche : instabilité, ralentissement, fatigue, blocages, à petits pas
  • raideurs : cervicale, scapulaire, des membres
  • difficulté d'initiation et ralentissement des mouvements
  • plaintes musculaires : faiblesse, raideur, crampes
  • pertes de la dextérité : brossage des dents, boutonnage des vêtements, utilisation des couverts
  • troubles de l'écriture : micrographie 
  • bradypsychie, dépression
  • troubles de la parole : raucité de la voix, lenteur, monotonie, hypophonie
  • fatigue persistante, faiblesse musculaire
  • séborrhée, sialorrhée
  • perte du balance des bras à la marche
  • hypomimie : faciès figé
  • troubles sensitifs
  • troubles olfactifs


Manifestations Cliniques
Dans la période d’état de la maladie de Parkinson, les signes neurologiques cardinaux (tremblement, rigidité, akinésie et altération des réflexes de posture) sont associés selon des modalités variables, réalisant ainsi la forme akinéto-rigide et trémulante et la forme akinéto-rigide.

Le tremblement de repos, très caractéristique, parfois associé à un tremblement d’attitude est noté chez la majorité des parkinsoniens. Ce tremblement s’accentue aux émotions, à la fatigue et au calcul mental. Il tend à disparaître au cours du mouvement volontaire et pendant le sommeil. Souvent, le tremblement apparaît d’abord aux extrémités distales des membres supérieurs, et tend à s’étendre progressivement.

Signe important, parfois première manifestation clinique de la maladie, la rigidité musculaire se manifeste à l’examen clinique par une résistance aux mouvements passifs . Cette résistance augmente à la fatigue. Elle peut varier par à-coups (signe de la roue dentée) et est accentuée par le mouvement contra-latéral.

L’akinésie se caractérise par la difficulté d’initier les mouvements, l’arrêt en cours de mouvement et la perte des mouvements automatiques (balancement des bras à la marche, ...). Elle apparaît souvent lorsque le patient doit effectuer simultanément deux actions différentes et fluctue parfois brusquement au cours du temps.
La bradykinésie (lenteur des mouvements) peut être évaluée lors des mouvements répétitifs. Un bon test est de demander au parkinsonien d’exécuter une série de vingt mouvements de pronation-supination au niveau de chaque avant-bras et d’observer le ralentissement, la réduction d’amplitude et des arrêts éventuels.

L’instabilité s’observe bien à la marche, lorsque le parkinsonien effectue un demi-tour. La diminution, voire l’absence de réflexes de posture se recherche à l’arrêt (patient debout, pieds joints) en imprimant prudemment une poussée en avant ou en arrière. L’atteinte des réflexes de posture est très invalidante et intervient dans la détermination du stade de la maladie.

Les manifestations globales motrices de la maladie peuvent s’expliquer par une combinaison des quatre signes cardinaux. Les modifications posturales assez typiques sont surtout en relation avec l’hypertonie.
Cette dernière prédomine sur certains groupes musculaires. La tête et le tronc sont penchés en avant, les épaules en antéposition, les bras collés au corps. En station debout, il existe une rétropulsion (déplacement postérieur du centre de gravité).
Après un démarrage laborieux (hésitation au départ, piétinement sur place), la marche s’effectue à petits pas. L’arrêt survient volontiers à l’approche d’un obstacle comme un passage étroit (ascenseur, entre-porte).

Les troubles posturaux et l’instabilité favorisent les chutes dont les conséquences sont redoutables (fractures). L’atteinte des mouvements automatiques est surtout liée à l’akinésie. En dehors de la réduction du balancement des bras à la marche, elle se manifeste notamment par un clignement rare des paupières, une atteinte des mouvements automatiques de déglutition (avec accumulation de salive dans la bouche).
On observe aussi l’atteinte d’activités motrices complexes : parole, écriture. La réduction de mobilité des traits du visage ne devrait pas faire oublier que les parkinsoniens sont des personnes émotives.


Attention à bien faire la différence entre le tremblement de la maladie de la Parkinson et le 'tremblement essentiel' qui constitue à lui seul une maladie neurologique touchant de nombreuses parties du corps avec une atteinte préférentielle pour les mains la tête et les cordes vocales