Contre la maladie de Parkinson, la solution unique et universelle n’existe pas, il n’existe que des solutions tenues ensemble, que vous devez trouver par vous-même, pour un temps donné et dans une situation donnée. La stratégie de combat est globale et toujours évolutive : elle exige tout à la fois, un mental, un style de vie, une vision de la vie, un traitement pharmacologique, voire biotechnologique !

SNM : la douleur

Que se passe-t-il ? 

 
Bien sûr, les gens atteints de la maladie de Parkinson peuvent avoir d’autres problèmes pouvant causer de la douleur, comme l’arthrite, des maux dans le bas du dos, etc. Par contre, la maladie de Parkinson peut occasionner une douleur inexpliquée. Cette douleur peut laisser une sensation de rigidité, des crampes, des spasmes ou tout autre type de douleur musculaire. Plusieurs personnes ressentent différents types de douleur en même temps. Les jambes sont souvent la région où la douleur est ressentie: les contractures jambières en crampe, prolongées, avec position en griffe des orteils, dont souffrent certains patients tôt le matin ou pendant la journée lorsque diminue l’effet des médicaments. Habituellement, la douleur ressentie semble venir de l’intérieur des muscles. Un tiers des gens atteints de la maladie de Parkinson ressentent une telle douleur.


Comment cela se manifeste-t-il chez les parkinsoniens ?

La cause de cette douleur dans la maladie de Parkinson n’est pas souvent claire. Elle est souvent associée à la rigidité des muscles qui est le signe moteur primaire de la maladie. La douleur apparaît souvent quand l’effet de la médication s’atténue. Finalement, la maladie de Parkinson pourrait vous rendre plus sensible à la douleur en général.

Dans la MP, la douleur se manifeste par une rigidité, des crampes, des spasmes, ou une douleur musculaire, touchant habituellement les mollets, le cou ou le dos. La MP entraîne à la fois une douleur primaire et une douleur secondaire. La douleur primaire survient souvent durant les périodes d’inefficacité (c.-à-d. les moments où l’effet des médicaments antiparkinsoniens s’atténue chez les parkinsoniens qui présentent des fluctuations). La douleur peut aussi être associée à la dyskinésie, et à la dystonie matinale. La MP peut aussi abaisser le seuil de la douleur, et par conséquent, d’autres syndromes douloureux secondaires s’aggravent en présence de cette maladie.


Pourquoi cela se produit-il ?

L’abaissement du seuil de la douleur chez les personnes atteintes de la MP peut être causé par la dégénérescence des centres dopamine-dépendants qui régulent l’inhibition de la douleur. La dégénérescence de la noradrénaline dans le locus coeruleus est aussi associée à la douleur dans la MP. Les crampes, la dystonie, et la rigidité musculaire attribuables aux symptômes primaires de la MP peuvent aussi être douloureuses.


Que pouvez vous faire ?

Parfois, les gens trouvent que les étirements musculaires, les massages ou les bains chauds peuvent aider. Si ce problème persiste après en avoir parlé avec votre médecin, vous pouvez essayer des médicaments contre la douleur en vente libre comme l’acétaminophène (Tylenol). N’en prenez pas plus que la dose recommandée.

Je ne voudrais pas vous inciter à des choses illicites mais un adolescent, un jour, m'a fait fumer du cannabis dans une de mes crises de douleur, et bien la douleur s'est dissipée aussitôt, j'ai répété l'opération plusieurs fois : même cause même effet. Voilà : je vous ai donné le tuyau, il ne vous reste plus aller faire vos courses en Hollande ou sur Internet ou aller vivre à la Jamaïque.....


Traitements possibles :

Une douleur intense est un signe évident que vous devriez en parler à votre médecin. La douleur est souvent un signe que votre médication devrait être augmentée. Plusieurs personnes ressentent une douleur durant les périodes « off » (moments où les médicaments ne fonctionnement pas adéquatement). Si cela est votre cas, discutez avec votre médecin des différentes façons de diminuer la fréquence de ces périodes « off ». Si la douleur persiste, votre médecin pourrait vous offrir d’autres médicaments contre la douleur.


Les douleurs  surviennent à tous les stades de la maladie, secondaires à des fluctuations motrices ou sensitives, (dysesthésies, brûlures, douleurs pseudo radiculaires) ou a des problèmes articulaires ou péri-articulaires. Elles sont améliorées par l’optimisation du traitement antiparkinsonien mais peuvent justifier, en cas de dystonies douloureuses du petit matin, d’une injection d’apomorphine voire d’infiltrations de toxine botulique. Les douleurs articulaires justifient le recours aux antalgiques et aux anti-inflammatoires.

  • Non pharmacologiques :
Les étirements, les massages, les bains chauds, et les médicaments contre la douleur en vente libre peuvent aider... ou une fumette de cannabis

  • Pharmacologiques :
Ajuster la posologie des médicaments antiparkinsoniens : L’intensification du traitement dopaminergique peut aider à soulager la douleur primaire et la douleur secondaire présentes dans la MP. Si la douleur survient au cours des périodes d’inefficacité, il peut être utile de réduire les fluctuations. Il se peut donc que la douleur soit un signe que la posologie des médicaments dopaminergiques devrait être ajustée. Le traitement de la douleur dystonique répond surtout aux médicaments antiparkinsoniens ou à la toxine botulinique.
Les agents utilisés dans le traitement de l’hypotension orthostatique (par exemple la douleur dite « en cintre ») peuvent se révéler utiles si la douleur est liée à une défaillance du système autonome.
Le traitement contre la douleur neuropathique (la gabapentine, la prégabaline, la lamotrigine et les antidépresseurs tricycliques) peut être utile.
Les antidépresseurs tricycliques ou les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline peuvent être utiles, en particulier si la douleur est liée à la dépression.