Contre la maladie de Parkinson, la solution unique et universelle n’existe pas, il n’existe que des solutions tenues ensemble, que vous devez trouver par vous-même, pour un temps donné et dans une situation donnée. La stratégie de combat est globale et toujours évolutive : elle exige tout à la fois, un mental, un style de vie, une vision de la vie, un traitement pharmacologique, voire biotechnologique !

SNM : Somnolence Diurne Excessive SDE

 Notes importantes : L’article qui suit vise à décrire les symptômes non-moteurs reliés à la maladie de Parkinson. Comme tout le monde est différent, il se peut que vous n’ayez jamais certains des symptômes ci-mentionnés. En outre, certains des traitements qui sont exposés dans cet article pourraient ne pas vous convenir. Il est décrit certains des effets secondaires fréquemment associés aux différents traitements, mais la liste est non exhaustive. Le présent article vise à vous informer : il ne remplace pas un avis médical ni des instructions données par un professionnel de la santé et il ne se substitue pas à des soins médicaux.

 

Définition

L’hypersomnolence diurne signifie se sentir endormi ou trop dormir durant le jour. Si vous souffrez de somnolence modérée, vous pourriez vous endormir lorsque vous êtes inactif(ve). Si votre cas est plus sévère, vous pourriez avoir des « attaques de sommeil ». Lors d’une attaque de sommeil, vous
ressentirez une soudaine envie de dormir qui peut se présenter en mangeant, en travaillant, en marchant ou en lisant. Vous pourriez même avoir des attaques de sommeil en conduisant. Il se pourrait, à un stade avancé de la maladie que vous vous ne rendez pas que vous chuter dans un sommeil profond. Et au bout de quelques années de maladie, la SDE est  quasi-instantanée à la suite d'un repas, et ce quelle que soit la nature, la sobriété des aliments : c'est le fait tout simplement de manger qui provoque la SDE. Voir 'techniques de contournement aux rubriques 'phase on et off' !

Pourquoi cela se produit-il ?

La SDE qui se manifeste chez les parkinsoniens est probablement attribuable en grande partie à la dégénérescence des mécanismes régulateurs du cycle sommeil-éveil, plus particulièrement le système réticulé activateur et les générateurs de rythmes circadiens. C'est la lévodopa, les anticholinergiques, l’amantadine et surtout les agonistes dopaminergiques, qui causent une somnolence. 
Un mauvais sommeil durant la nuit peut provoquer une SDE, mais en moyenne, les parkinsoniens qui en sont atteints dorment plus longtemps et « mieux » que ceux qui ne le sont pas, ce qui reflète un besoin général accru de sommeil. Bien que l’apnée du sommeil n’augmente pas nettement chez les parkinsoniens , elle constitue néanmoins une cause potentiellement réversible de la somnolence; cependant, le lien entre l’apnée et la SDE dans les cas de MP n’est pas clair. La possibilité de la présence de troubles médicaux et psychiatriques concomitants comme la dépression et l’anxiété doit être prise en compte.

Traitements possibles :

Le traitement de l’hypersomnolence diurne commence souvent par une diminution de la dose de vos médicaments. Par contre, cela pourrait augmenter vos tremblements ou ralentir vos mouvements. Votre médecin pourrait aussi vous prescrire du modafinil. Ce médicament augmente votre niveau d’attention. Les effets secondaires communs du modafinil comprennent le mal de tête et la nausée.
 
 Non pharmacologiques :
  1. La création d’un environnement stimulant et l’exposition à un éclairage intense durant la journée peuvent être utiles.
  2. Pratique régulière d’exercices légers.

Pharmacologiques :
1. Revoir la liste complète des médicaments. La SDE peut être causée par les médicaments antiparkinsoniens. La réduction de la posologie de ces médicaments (en particulier les agonistes dopaminergiques, les anticholinergiques, l’amantadine) pourrait aider. Il est à noter que la sélégiline est métabolisée en produits amphétaminiques et qu’elle pourrait donc en théorie atténuer la SDE (mais elle peut aussi être associée à une somnolence, comme tout autre agent dopaminergique).

2. Caféine (100 mg à 200 mg b.i.d) : La caféine est couramment utilisée pour lutter contre la SDE au sein de la population générale. Il y a des parkinsoniens qui ne boivent pas de café et il pourrait donc être utile qu’ils prennent de la caféine sous forme de comprimés ou de boisson pour traiter la SDE. D’après des études à court terme, la caféine peut aussi améliorer certains aspects moteurs et non moteurs de la MP.

3. Modafinil (100 mg à 400 mg/jour) : Il s’agit du seul agent éprouvé pour le traitement de la SDE dans les cas de MP. Le modafinil est un psychostimulant dont le mécanisme d’action est inconnu. Ses effets secondaires comprennent des maux de tête et des nausées.

4. Atomoxétine (40 mg à 80 mg) : Cet inhibiteur sélectif du recaptage de la noradrénaline (ISRN) pourrait stimuler la vigilance dans les cas de MP compte tenu de l’intensification possible de l’activité du locus ceruleus; il pourrait aussi améliorer la fonction exécutive chez les patients atteints de la MP qui ne présentent pas de démence, d’après un essai ouvert préliminaire réalisé récemment.

5. D’autres stimulants (p. ex. le méthylphénidate), pourraient être utiles, mais ils n’ont pas été étudiés à fond en ce qui concerne la MP.