Contre la maladie de Parkinson, la solution unique et universelle n’existe pas, il n’existe que des solutions tenues ensemble, que vous devez trouver par vous-même, pour un temps donné et dans une situation donnée. La stratégie de combat est globale et toujours évolutive : elle exige tout à la fois, un mental, un style de vie, une vision de la vie, un traitement pharmacologique, voire biotechnologique !

MP : les syptômes physiques

L’un des principaux symptômes de la maladie de Parkinson est la détérioration des fonctions motrices, divisée en quatre points : tremblements, rigidité, lenteur de mouvement, et instabilité posturale :

1. Le tremblement
C’est un des symptômes les plus connus mais pourtant il ne touche pas tous les malades. Cependant la plupart des malades de Parkinson souffrent d’un tremblement des membres supérieurs au repos.
Les tremblements sont des mouvements considérés comme anormaux dans la mesure où ils sont involontaires. Il s'agit d'une oscillation rythmique d'une partie du corps.
  • De manière générale on constate qu'il y a de 4 à 7 cycles de tremblements par seconde.
  • Dans la maladie de Parkinson, il s'agit d'un tremblement dit de repos, c'est à dire qu'il persiste même lorsque le malade n'effectue aucune action particulière, qu'il est immobile, assis ou allongé.
  • Ce sont essentiellement les mains qui sont touchées et on peut observer des mouvements « d'émiettement de pain » assez caractéristiques de la maladie.

2. La rigidité ou l'hypertonie musculaire

Les personnes ressentent une tension excessive dans les muscles ce qui entraîne des douleurs musculaires. Cette tension se concentre essentiellement autour de la colonne vertébrale ce qui donne au malade une posture voûtée.
L'hypertonie musculaire est une exagération du tonus musculaire (l'état de tension normal dans lequel se trouvent les muscles au repos). L'hypertonie provient d'une lésion du système nerveux extra-pyramidal encore une fois. Il s'agit d'une hypertonie dite plastique, ce qui signifie que lorsqu'on essaie par exemple de déplier le bras chez un patient souffrant, celui-ci exercera une force de résistance involontaire permanente. Le bras conservera également la position qu'on lui donne.

Dans la maladie de Parkinson se sont essentiellement le rachis et les membres qui sont concernés.


3. La lenteur

C’est le premier symptôme et le plus probant. Les personnes ont des difficultés à effectuer un mouvement notamment lorsqu'il faut les coordonner. Le nom scientifique de la lenteur est l’akinésie. Et l'akinésie est souvent associée à la bradykinésie : l'akinésie est une difficulté à démarrer le mouvement tandis que la bradykinésie est une lenteur inégale des mouvements.
  • Cette lenteur peut entraîner des chutes des malades car du fait de la lenteur des gestes le malade n'a pas le temps de se rattraper.
  • La bradykinésie entraîne également la perte de mouvements fins (écriture en particulier).
L'akinésie est un trouble qui se caractérise par une diminution du nombre de mouvements spontanée du corps jusqu'à leur disparition. Elle découle d'une lésion du système dit extra-pyramidal (noyaux gris centraux du cerveau).

La bradykinésie étant une lenteur des mouvements volontaires elle est susceptible d'entraîner une akinésie dans la mesure où la personne va appréhender la réalisation d'un geste qu'elle ne maîtrise pas bien. Ce ralentissement est en effet souvent présent à l'initiation du mouvement et est potentiellement dangereux car la personne n'est plus en mesure de se rattraper correctement si elle chute, par exemple. La bradykinésie est particulièrement handicapante en terrain accidenté.

Les zones concernées sont aussi bien les membres que la face du visage :
  • Au niveau des membres, cela entraîne : une marche ralentie avec des pas plus petits, plus courts ; une gêne quotidienne pour effectuer tous les gestes de la vie courante (s'habiller, se laver, manger, etc.) ; l'écriture devient complexe.
  • Au niveau du visage, la bradykinésie se traduit par une affection de la voix qui devient faible et monocorde ; les mimiques du visage disparaissent en partie ; le visage devient inexpressif ; le ralentissement de la déglutition qui entraîne naturellement la présence de salive en excès dans la bouche.

4. l’instabilité posturale inexpliquée





En plus des symptômes moteurs, la maladie de Parkinson inclut des symptômes neuropsychiatriques, pouvant inclure une dégradation de certaines fonctions cognitives, des troubles de l’humeur, ou encore des troubles du comportement. Ces troubles se traduisent en grande partie par des problèmes de concentration, de mémoire, de langage, et de compétence visio-spatiale. La dégradation progressive de ces capacités cognitives peut résulter au long terme en une manifestation beaucoup plus accrue de la démence °.


Les Stades de la Maladie de Parkinson

L'Echelle de Hoehn et Yahr comporte 8 stades (Tableau ci-après) qui estiment la gravité de la maladie de Parkinson chez un malade.


  • Stade 1 : les signes parkinsoniens sont uniquement unilatéraux avec généralement un ressentiment fonctionnel minime
  • Stade 1,5 : les signes parkinsoniens sont unilatéraux, avec des signes d’entreprise axiale
  • Stade 2 : la maladie est bilatérale ou axiale, sans aucun trouble de l'équilibre
  • Stade 2,5 : atteinte bilatérale légère avec signes axiaux
  •  Stade 3 : la maladie est bilatérale, légère à modérée. L'atteinte fonctionnelle est significative, entrainant une restriction des activités, mais le parkinsonien reste physiquement indépendant
  • Stade 4 : la maladie est floride, le parkinsonien sévèrement handicapé, bien qu'il reste capable de marcher et de teni debout sans aide
  • Stade 5 :  le parkinsonien ne peut que se déplacer sans chaise roulante ou est confiné au lit s’il n’est pas aidé


° définition de la démence : La démence est une perte ou réduction sérieuse des capacités cognitives, qui peut être temporaire comme elle peut au contraire constituer un déclin psychologique à long terme. La maladie de Parkinson, sous cet aspect  là, est considérée comme des formes de démence,