Contre la maladie de Parkinson, la solution unique et universelle n’existe pas, il n’existe que des solutions tenues ensemble, que vous devez trouver par vous-même, pour un temps donné et dans une situation donnée. La stratégie de combat est globale et toujours évolutive : elle exige tout à la fois, un mental, un style de vie, une vision de la vie, un traitement pharmacologique, voire biotechnologique !

SNM : Trouble Comportemental en Sommeil Paradoxal - TCSP

Notes importantes :  
L’article qui suit vise à décrire les symptômes non-moteurs reliés à la maladie de Parkinson. Comme tout le monde est différent, il se peut que vous n’ayez jamais certains des symptômes ci-mentionnés. En outre, certains des traitements qui sont exposés dans cet article pourraient ne pas vous convenir. Il est décrit certains des effets secondaires fréquemment associés aux différents traitements, mais la liste est non exhaustive. Le présent article vise à vous informer : il ne remplace pas un avis médical ni des instructions données par un professionnel de la santé et il ne se substitue pas à des soins médicaux.

 

Comment cela se manifeste-t-il  ?

Le trouble comportement en sommeil paradoxal (TCSP) est caractérisé par l’absence d’atonie musculaire pendant le sommeil paradoxal. Les parkinsoniens extériorisent leurs rêves, et se mettent à parler, à bouger les membres de façon saccadée ou à crier pendant leur sommeil. Le trouble du comportement en sommeil paradoxal est surtout dérangeant pour .... le conjoint

Les parkinsoniens peuvent tomber du lit, se blesser, ou blesser la personne qui dort à leurs côtés. Les parkinsoniens disent souvent que leurs rêves sont devenus plus violents. Dans de nombreux cas, le TCSP précède l’apparition des symptômes moteurs et peut être un marqueur d’autres problèmes, plus particulièrement sur le plan cognitif.


Pourquoi cela se produit-il ?

La dégénérescence des noyaux du tronc cérébral inférieur contribue probablement au TCSP, surtout celle touchant la région du péri-locus coerulus.

Le TCSP fait souvent l’objet d’un diagnostic erroné. L’apnée du sommeil, les crises nocturnes, et le somnambulisme (parasomnies liées au sommeil lent) peuvent ressembler au TCSP. En cas de doute, le diagnostic est établi au moyen d’une étude du sommeil (polysomnogramme).


Traitements possibles :
 

  • Non pharmacologiques :
Prévenir le patient des risques de blessure et lui dire d’envisager la prise de mesures de sécurité autour du lit (p. ex. éloigner du lit les objets tranchants, installer des côtés de lit, placer des oreillers ou des matelas à côté du lit, faire chambre à part avec son conjoint, etc.).

  • Pharmacologiques :
1. Éliminer les éléments déclencheurs : les antidépresseurs, y compris les ISRS et les tricycliques, peuvent déclencher ou aggraver le TCSP. Le Wellbutrin n’est pas associé au TCSP.

2. Clonazépam (0,25 mg à 2 mg au coucher). Il s’agit du premier traitement décrit du TCSP et est efficace jusqu’à 90 %. Comme en ce qui concerne la benzodiazépine, il faut l’utiliser avec prudence chez les patients présentant des troubles cognitifs, une somnolence diurne excessive et des chutes.

3. Mélatonine (3 mg à 12 mg au coucher) : La mélatonine agit en rétablissant directement l’atonie du sommeil paradoxal. Elle est recommandée comme traitement de première intention chez les patients à risque de dysfonctionnement cognitif ou de somnolence diurne excessive.

Si le clonazépam et la mélatonine, administrés seuls ou de façon concomitante, ne donnent pas de résultats, il pourrait être utile d’avoir recours à des médicaments.


Problèmes ! 

Les antidépresseurs déclenchent ou aggravent le TCSP.