Contre la maladie de Parkinson, la solution unique et universelle n’existe pas, il n’existe que des solutions tenues ensemble, que vous devez trouver par vous-même, pour un temps donné et dans une situation donnée. La stratégie de combat est globale et toujours évolutive : elle exige tout à la fois, un mental, un style de vie, une vision de la vie, un traitement pharmacologique, voire biotechnologique !

SNM : écoulement de la salive

Kézako ?

L’écoulement de salive se produit lorsqu’il y a une accumulation de salive qui entraîne une fuite de salive le long de la bouche. Ce symptôme est sévère, il se peut que vous deviez continuellement vous essuyer la bouche et le menton.
Lorsque l’écoulement de salive est léger, il se produit habituellement durant la nuit ou pendant les repas, mais à mesure qu’il évolue, il peut survenir à toute heure de la journée. En plus d’occasionner une incapacité sociale, ce symptôme entraîne de graves complications pouvant comprendre l’étouffement avec la salive et la pneumonie par aspiration.


Pourquoi cela se produit -il ?

La moitié des gens atteints de la maladie de Parkinson présente ce symptôme d’écoulement de salive. C’est comme si votre corps produisait trop de salive, bien que ce ne soit pas le cas. En réalité, l’écoulement de salive est dû à une diminution des mouvements de la bouche et du réflexe de déglutition, ce qui entraîne une augmentation de la quantité de salive dans votre bouche.

En d'autres termes, l’écoulement de salive est principalement dû à une diminution des mouvements de la bouche et du réflexe de déglutition plutôt qu’à une surproduction de salive. Il s’agit donc principalement d’une manifestation de l’akinésie liée à la MP.


Que puis-je faire ?


Mâcher de la gomme et sucer des bonbons durs peuvent aider (préférer des sucreries Bio plutôt les sucreries industrielles qui sont toutes à base d'OGM). Avoir quelque chose dans la bouche envoie un rappel inconscient qu’il faut avaler et donc, diminue l’écoulement de salive. Bien que l’écoulement de salive constitue généralement un irritant plutôt qu’un symptôme dangereux, il peut occasionnellement arriver que vous vous étouffiez avec votre salive. Si cela se produit, parlez-en à votre médecin.


Quels sont les traitements ? 


Les médicaments pour traiter les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson préviennent ou diminuent souvent l’écoulement de la salive. Ils fonctionnent en améliorant les mouvements de la bouche et le réflexe de déglutition.
Si l’écoulement de salive reste un problème, votre médecin pourrait vous recommander de prendre de l’atropine. Une seule goutte sous la langue diminue la production de salive. Les gens qui souffrent de problèmes de mémoire ou d’hallucinations doivent utiliser l’atropine avec prudence. Parfois, ce médicament aggrave ces symptômes.
Votre médecin pourrait aussi vous suggérer des injections de toxine botulinique (Botox) dans les glandes qui produisent la salive. La toxine botulinique réduit la quantité de salive produite.


Pharmacologies

1. Anticholinergiques :


a) Atropine : Essayer une à deux gouttes de solution d’atropine (anticholinergique) à 1 % administrées une fois par jour sous la langue pour réduire la production de salive.

b) Glycopyrrolate : Deux à trois doses (total de 1 mg à 2 mg/jour).
Les effets secondaires possibles sont similaires à ceux liés à la prise de tout agent anticholinergique, à savoir : sécheresse buccale, vision trouble, constipation, rétention urinaire, et aggravation des problèmes d’hallucinations et de mémoire. Toutefois, ces effets secondaires se produisent rarement aux doses mentionnées ci-dessus. Les anticholinergiques doivent être administrés avec une prudence particulière chez les parkinsoniens atteints de démence.

2. Injections de toxine botulinique : La toxine botulinique bloque l’activité parasympathique cholinergique et l’activité sympathique post-ganglionnaire des glandes salivaires, ce qui réduit la production de salive. Les glandes parotides et/ou les glandes sous-maxillaires peuvent être ciblées. La glande parotide est la plus facile à localiser, mais il faut faire preuve de prudence pour éviter le nerf facial. Souvent, on commence par administrer les injections uniquement à la glande parotide (habituellement de 30 à 50 unités de toxine botulinique A à chaque glande), et ensuite à la glande sous-maxillaire (souvent en ayant recours au guidage par échographie) dans les cas de résistance.

3. Traitement dopaminergique : Étant donné que l’écoulement de salive est dû à une diminution des mouvements de la bouche, ce traitement peut apporter une amélioration.